Petit tour du MERCOSUR, de Rio de Janeiro à Buenos Aires AR

Saudade

*   *   * 

Pour finir sur une note colorée, je me disais que je pourrai conclure ce blog par cette belle image célébrant l'année de la France au Brésil, et qui a fait que notre pays était particulièrement mis à l'honneur dans la compétition des écoles de samba...

 

 

Et puis je suis tombé sur cette autre image qui m'a beaucoup plu : un détournement de ce drapeau qu'on a tant plaisir à voir flotter dans le ciel et qui est lui même un révélateur de la diversité et de la richesse de ce pays.
C'est un tableau d'une artiste brésilienne (dont je n'ai pas noté le nom, honte sur moi !!) aperçu dans une boutique assez tôt dans mon voyage et qui m'a tout de suite semblé pouvoir servir d'image de fin pour mon blog.

Car partir du Brésil, c'est comprendre ce que veut dire le mot saudade, la mélancolie, qui ne peut que vous toucher au moment de laisser ce pays et ses habitants derrière vous, en ne vous laissant qu'une seule question en tête : y revenir, bien sûr, com certeza comme ils disent... mais combien de temps faudra t-il attendre ?

 

Alors, até logo, até mais... d'ici là, la musique m'aidera à y repartir dès que j'en aurais l'envie !



Publié à 23:35, le 2/02/2011, dans Brasil, Brésil
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Tout ça et le reste....

Au fil de mes différents articles, j'ai essayé de vous retransmettre les différentes émotions que j'ai pu ressentir et les différentes anecdotes que j'ai pu vivre pendant ce voyage. Toutefois, il y a aussi tout une liste de détails qui m'ont tantôt amusé, consterné, effrayé, révulsé, charmé ou frappé que je n'ai pas réussi à vous "placer" dans ma narration mais qui feront, sans doute aucun, partie du souvenir que je garderais de l'aventure.

Je vous la livre donc ic en assumant totalement cette accumulation de choses anodines ou séreuses, décalées ou tristement réelles, un véritable inventaire à la Prévert...

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Au Brésil, à Rio, mais aussi dans les autres villes visitées : les bolinhos de fromage, de poulet, de crevette ou de morue au petit dèj', les caïpirinhas de fruta, les fruits coincés dans la paille, la cerveja, les pizzas, les jugos frescos, l'agua de coco, les peixe, la caïpiroska, le guarana (sponsor officiel de la seleçao de futbol, ça doit donc passer les contrôles anti dopage), le maracuja, l'abacaxi, l'açaï, et tous ces fruits en jus, les sandwiches partagés avec des pauvres affamés dans la rue, les immeubles décrépis, les buildings étincelants et ceux en construction, les maisons construites de bric et de broc, la beauté des favelas dans la lumière de fin du jour, les plages publiques bondées, celles privées tout près... et vides, le foot, partout, les équipes de chacun, les rivalites fla-flu, le chant des supporters sortant de nulle part, les touristes errant dans le carnaval, défoncés pour certains, bourrés ou détroussés, voire le nez cassé pour d'autres, la chirurgie plastique, pas toujours esthétique, les appareils dentaires, même pour des grands mères, les tatouages, le body building et les streroïdes, les fashion victims, les émissions TV sur la beauté ou la santé, les accolades chaleureuses, les chauffeurs de taxi, les vendeurs de ticket de bus, les policiers sympas, ceux qui portent les armes de façon plus effrayante que rassurante, le groupe sanguin inscrit sur les uniformes, les serveurs et commerçants des kiosques, véritables bureau d'info du touriste en quête, les vendeurs de tout, pour rien, le métissage, les déguisements, les mendiants, les bus integraçao, les wagons réservés aux femmes dans le train et le métro (!), les signes de croix devant les églises, le nombre d'église, leur bon état près de ruines ou de taudis, le métro, les discussions avec de parfaits inconnus, juste pour le plaisir, les bouchons, les armes au poing, le bruit des rafales au loin le soir, les fusils mitrailleurs par la fenêtre des  voitures de police, les bagarres de rue qui peuvent éclater comme ça, la maconia, la colle, les feux rouges  pris à tambour battant, les phares éteints pour économiser du carburant (?), le braquage d'une auberge de jeunesse pendant le carnaval, les portiers d'immeuble et les grilles autour des immeubles, le barbelé électrifié, les enfants jouant à l'intérieur du périmètre, les adultes qui y font leur marche, les condominos, le sens de la famille, le sens du  commerce, les billets de banque usés, comptés et recomptés, la chaleur moite de l'orage, la climatisation des  bus et métros, les marques de bronzage et les coups de soleil, le cafezinho si chaud, la goitinha de leite, les boissons si fraiches, les jus quasi glacés, les petits cerfs volants au loin dans le ciel des favelas, la marche rapide, les pouces en l'air pour saluer, remercier, confirmer, complimenter, demander, les tudo bem et tudo  bom, les "esso" (prononcer iiiiissou !) pour confirmer,  l'attente du résultat du concours de samba, se promener dans les avenues près du Sambadrome à 8h du matin, les taxis déglingués, les stations ultra moderne proposant gaz et alcool, la lutte des classes à faire, la  végétation luxuriante, partout, l'attente avant de voler, les oiseaux en pérpétuelle envolée dans le ciel, les migrateurs, as biroutas, les fourmis géantes, les singes, les fourmis minuscules, le monde diplomatique en  portugais, les signes d'appartenance aux cartel, l'accent portugais des cigales, l'ombre des arbres sous le  soleil de plomb, l'humidité de l'air, les bateaux dans la baie, la pollution sur la baie, les accolades, les  libellules, les thermos à cerveja, le culte brésilien pour le corps et les déséquilibres alimentaires qui déforment les corps, l'alcool "de larve" itaipuaçu, les rafales au réveil, les vélos porteurs... de matelas, les grafs et les  pubs, les tourniquets dans le bus, le sifflement pour demander au  chauffeur d'ouvrir, la clim trop forte, les  guichets de banque, les gilets pare balles, l'impossibilité de retirer, ou de changer, les commissions de retraits, les pharmacies qui vendent de tout, les vitres teintées, toujours relevées, de la plupart des voitures, les clubs  de sport, les centres commerciaux, la galère pour avoir un portable, les soldes permanentes, les familles visiblement trop nombreuse pour s'en sortir, les églises de toutes sortes, tous les courants religieux, la puissance des freins du bus, les saucisses au p'tit déj', les travestis d'une nuit ou d'une vie, le bébé tétant dans le métro, les petites princesses du  carnaval, les clins d'oeil coquins au milieu d'une foule immense, la marchele long de Copacabana, les vieux francophiles retrouvés plus tard dans le métro, la police militaire partout, les pelles roulées à la pelle, les vieux blancs dans un fauteuil poussé par des noires, la ségrégation , surtout par l'argent, parfois par la couleur de la peau, les opels qui sont des chevrolets, les noms français pour plein de choses, la mauvaise réputation des français (ils sentent mauvais), la transpiration, les trois douches froides par jour, les kilos de feijao (haricots rouges) pour payer 50% aux concerts...

Sur Ilha Grande, les paos duce de coco, offerts pour juste que je sache si c'est bon, les rands dans la forêt tropicale, les serpents, singes et écureuils, les plages successives découvertes presque comme un robinson, les rencontres sur le chemin, tel Bahiano du camping, les Argentins, les Californiennes et autre habitante de l'Alaska alors que je lis Into the wild, Javier et Sophie de Marseille, le forro du bout de l'Ile, la plage de Lopez Mendez, pas de voitures, pas de bains de mer pour l'appareil photo, mais pour moi au lever du jour, les enfants qui vont à l'école en passant par la plage, les oiseaux dans le ciel, prévoir son parcours, rentrer avant la nuit, qui tombevite, le Pic du Papagayo, les poissons ailés et bleutés, la journée bateau plongée et le déjeuner bord de l'eau, le diner aussi, le lever de soleil...

Sur Paraty, les rues pavées, désertes le matin, les quais d'embarquement, les touristes en masse, la plage déserte, la chanteuse super douée du resto italien, le bus pour aller à Trindade, la musique d'O Rappa en arrivant sur la plage derrière le camping, la double anse, rivière et chutes d'eau pas loin, guidé par le serveur en papottant musique, la rencontre avec les bretons, randonner en tongs, passer sous la pierre, chercher la piscine, le voleur de sac qui me branche.... pour finir par me saluer et me souhaiter un bon voyage, parce qu'on apprécie les mêmes musiques, remonter la plage déserte, et déambuler entre les pierres si bizarres, les pêcheurs de vagues, le bar du bout, le bus ou je retrouve les bretons, la balade nocturne dans les rues de Paraty et la chaleur de la nuit, le bus le lendemain pour aller vers Sampa...

A Sao Paulo, ne pas savoir par où commencer, et avoir le soulagement d'une guide qui m'aide, l'hotel des français, où je retombe sur les bretons, la visite du marché, le Barbès local, les étourneaux qui s'envolent au son de la police, les maillots d'équipes improbables dans les magasins de sport (le FC Metz !), la frénésie de cette ville, sa richesse et son opulence, et ses familles qui vivent entières par terre à l'ombre de la charrue, la difficulté pour tirer des sous, la ligne de téléphone mobile qui marche, le suspense pour aller voir Maria Rita, qui finit pas comme j'aurais voulu, la recherche d'un plan B, pour finir dans un super endroit, le toit qui s'ouvre quand il ne pleut plus, l'embrouillette pour en sortir, le taxi du retour et le lendemain brumeux, la visite du centre et le resto près de la belle vue... que j'ai pas vu ! la manifestation, la balade, les villages people sur l'avenue Paulista...

Je pourrais continuer la liste sans arrêt, elle qui tourne dans ma tête depuis près de deux ans... De quoi se mettre la tête dans les étoiles de la croix du sud et le coeur ailleurs, un brin nostalgique...

Bref, beaucoup beaucoup de chose en tête, d'anecdotes au coeur, et ce qui me revient en premier en repensant à tout cela est le principal ingrédient qui aura fait le succès de ce premier voyage, l'incroyable gentillesse des gens !!!

 

Ils vous envoient même des photos souvenir une fois rentré en France, c'est pas cool ça ?

 



Publié à 01:14, le 1/02/2011, dans Brasil, Brésil
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Gentileza gera gentileza, amor...

une petite histoire, et elle vaut le coup...

gentileza gera gentileza

(la gentillesse génère (de) la gentillesse)
 

C'est un slogan que l'on voit fleurir sur les T shirts, les sacs de plages et d'autres objets. Je me suis fait expliquer sa signification, et paradoxalement, elle commence par un drame.

A Niteroi, dans les années 60, un incendie détruit tout un cirque, faisant environ 500 morts, surtout des enfants.
un homme prétend avoir entendu des voix suite à cet incendie, et il abandonne toute matérialité de l'existence pour se consacrer au spirituel ; il se donne dès lors une mission folle : tout habillé de blanc portant barbe blanche, il se met à écrire ses prophéties sur les piliers d'une rocade passant près de la gare routière de la ville des morceaux de textes à caractère mystico religieux, vantant essentiellement la paix, l'amour...

Ces psaumes sont tous précédés de cette maxime, Gentileza gera gentileza, amor.

Une photo de cet homme, sur la fin de sa vie

Gentileza 
Quelques uns des piliers en question :

 

Aujourd'hui encore, bien des années après sa mort, ses mots sont restés intacts sur ces piliers, et il ne viendrait à personne de les recouvrir d'autres graffitis (autour, on ne se gêne pas...).

Son message, sa prophétie n'hésite t-on plus à dire, a en effet conquis nombre de personnes, des chansons ont été écrites sur cette histoire (par une ecolèe de Samba, puis par Marisa Monte notamment) et une ONG s'est nommée ainsi pour essayer de reprendre l'enseignement de ce message à la fois naïf et d'une très grande puissance...
J'ai même rencontré des gens qui se l'étaient tatoué sur le corps !!

Comment en effet ce message ne pouvait-il porter tout particulièrement ici, à Rio, une des villes les plus dangereuses et injustes du monde, et comment cela ne pouvait-il devenir aussi la synthèse des cariocas qui ont tant le coeur (gros) sur la main.

Aussi, arborer ce message, devenir à son tour un porte étendard de cette prophétie n'attire que plus de sympathie, faisant la démonstration de la véracité du message, devenant une lutte contre les maux qui rongent la ville et le pays tout entier...

Bref, un détail de plus en mémoire, une leçon à ne pas oublier...

Vous pouvez retrouver plus de détails sur cette histoire sur Wikipédia, en portugais seulement...
http://pt.wikipedia.org/wiki/Profeta_Gentileza



Publié à 23:34, le 31/01/2011, dans Brasil, Brésil
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